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Chantiers de « Constantine, Capitale de la Culture arabe » : Un nouveau souffle


D’après certains indices, les projets inscrits dans le cadre de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », et lesquels sont toujours en souffrance, connaîtront une nouvelle dynamique dans les prochaines semaines, et ce notamment à la faveur du déblocage, ces jours-ci, de la seconde tranche des montants financiers nécessaires à leur accomplissement.

En effet, la wilaya de Constantine avait bénéficié, dans le cadre de l’événement culture arabe qui s’était tenu du mois d’avril 2015 à avril 2016, d’une trentaine de projets dont seulement dix ont été réceptionnés.

Ainsi, si le complexe culturel Ahmed-Bey a été, des mois durant, l’arbre qui cache la forêt, en ce sens que cette infrastructure, avec son architecture originale et ses 3.000 places, était la première de son genre en Algérie, il n’en demeure pas moins que d’autres chantiers se sont caractérisés par un rythme lent et des arrêts fréquents, en tête celui de la bibliothèque urbaine du quartier Bab El Kantara.

En effet, on se souvient que les travaux de réalisation de cette structure, une fois la longue procédure d’expropriation des occupants des commerces et maisons du voisinage terminée, avaient de nouveau buté sur la découverte de grosses pierres de taille qui, selon les experts du Centre national de recherches en archéologie (CNRA), seraient les vestiges de l’ancienne porte de la Cirta numide.

Bien qu’ayant repris, le chantier tourne depuis au ralenti, et ce malgré les promesses des autorités locales qui s’étaient engagées à ce que le projet soit livré avant la fin de l’année écoulée. Il est à signaler que lors de sa dernière visite sur les lieux, le nouveau wali, Kamel Abbès, a exhorté les responsables à tout faire pour que la bibliothèque soit opérationnelle d’ici le mois d’avril.

Autre chantier qui n’en finit pas, celui de la réhabilitation des anciennes mosquées situées dans la vieille ville. Lancée en 2014 et chapeautée par l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), cette opération a souffert d’un « vide juridique » en matière de code des marchés publics, le statut des entreprises mixtes, composées de bureaux d’études algériens et étrangers, n’ayant pas été prévu. Une fois la situation financière desdits bureaux réglée, il fallait faire face à des problèmes d’ordre technique liés à des découvertes faites sur place, notamment celle d’ossements d’une trentaine de personnes, dont des bébés, dans la salle de prière de la mosquée Sidi Affane (Souika), ou encore au manque de collaboration manifeste du voisinage, certains commerçants ayant été jusqu’à entraver la bonne marche des travaux.

En dépit de tous ces obstacles, les chantiers ont été relancés en ce début d’année, et si l’on s’en tient à la promesse faite par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, trois d’entre les lieux de culte concernés, en l’occurrence la mosquée Djamaâ El Kebir de la rue Larbi Ben M’hidi, la mosquée Hacène Bey, située place Si El Haouès, et la mosquée Sidi Abdelmoumène sise à Souika, seront livrés avant le mois du ramadan, soit en mai prochain.

Il est à rappeler, dans ce même contexte, que le secrétaire général du ministère de la Culture, Smaïl Oulebsir, présent la semaine passée à Constantine pour l’installation d’un nouveau directeur du secteur, a indiqué que le Premier ministre suivait de près ce dossier, et que la réflexion engagée à ce sujet laissait entrevoir de « belles perspectives » quant à une réception prochaine de l’ensemble des projets programmés.

Par/Issam B

ELMOUDJAHID



12/02/2017
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