CHAOUKI-LI-QACENTINA

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Cité du 17 Octobre 1961

L’envers des belles façades


Les immeubles nécessitent plus qu’un simple relookage     

Des chaussées défoncées, des immeubles à moitié réhabilités, et un réseau d’assainissement défectueux, tel est le constat accablant qui se cache derrière les belles façades de la cité du 17 Octobre 1961, appelée communément Ciloc. En dépit des différents travaux d’aménagement et d’entretien réalisés, les habitants de cette cité souffrent encore d’un cadre de vie déplorable.

Beaucoup d’anomalies et de travaux bâclés par les entreprises de réalisation sont visibles au grand jour derrière ces immeubles réhabilités dans le cadre de la manifestation ‘‘Constantine capitale de la culture arabe’’. En réalité, ce n’était que de la poudre aux yeux. Selon les témoignages de riverains rencontrés par El Watan, les travaux de réhabilitation ont été suspendus après la chute mortelle de deux ouvriers peintres du 10e étage du dernier bâtiment du Ciloc, suite à la rupture des câbles qui tenaient l’échafaudage. Depuis, la cité demeure un chantier inachevé. Ils ont affirmé qu’à l’arrivée de cette manifestation, ils ont cru pouvoir gratter une enveloppe pour aménager la chaussée défoncée par les engins de la société Pizzaroti, suite aux travaux du tramway.

Mais la réalité a brisé leurs espérances. «Même les entreprises n’ont pas honoré leurs engagements, il faut voir comment cette peinture a été effectuée. Il suffit de jeter un coup d’œil derrière les immeubles, où le travail mené parle de lui-même», nous a déclaré un habitant. Cette opération prend les allures d’une catastrophe pour le bâtiment B, dont le réseau d’assainissement a été complètement détérioré. Les autres immeubles n’ont pas été épargnés, où les dalles des regards ont été endommagées. Les habitants affirment que les engins des entreprises qui réalisaient les travaux du tramway ont détruit les regards et les buses en ciment qui charriaient les eaux usées.

«Devant cette situation insoutenable, nous avons saisi à maintes reprises les autorités locales, y compris le wali et le maire, pour mettre fin à notre calvaire, mais en vain», a déclaré Bilel Rakouk, président du comité de quartier. Et de poursuivre : «Les habitants ont cotisé pour le nettoyage de cette cité, en collaboration avec les services de la commune pour reprendre les travaux simples et abordables. Mais il nous faut l’aide des responsables, particulièrement les élus et surtout le maire. Nous lui demandons de tenir avec les comités de quartiers des réunions pour qu’ils puissent poser leurs problèmes.»

Les riverains se mobilisent

Notre interlocuteur a ajouté qu’après ces derniers travaux, les entreprises ont enlevé les lampadaires à l’entrée des immeubles. Depuis, la cité est plongée dans l’obscurité. D’autre part, le président du comité de quartier n’a pas hésité à mettre en exergue l’effort des habitants pour améliorer les conditions de vie dans le quartier, mais pour lui cela demeure insuffisant sans l’aide des autorités. Il a insisté pour qu’il y ait un travail de coordination entre les deux parties, car l’une ne peut réussir sans l’autre.

Parmi les problèmes soulevés par les habitants et cités dans les lettres envoyées aux autorités, dont El Watan détient une copie, on retient le goudronnage des chaussées pour faire disparaitre les crevasses, devenues une source de désagréments, la réinstallation des lampadaires au niveau des entrées des blocs pour sécuriser les lieux, mais aussi le nettoyage des caves inondées, la réhabilitation des conduites pour une meilleure évacuation des eaux usées et la réparation du réseau d’assainissement du bâtiment B.

Par/Yousra Salem

El Watan



12/03/2017
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