CHAOUKI-LI-QACENTINA

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Découverte de l’Algérie : La philatélie comme trait d’union

Le Français Gilles Thevenon

 

C’est la philatélie algérienne qui a permis au Français Gilles Thevenon (58 ans) de découvrir l’Algérie à trois reprises : en 1989, 1991 et tout récemment en 2014.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon, il enseigne l’histoire politique française et les relations internationales à la faculté de droit de l’université Lyon 2 et à l’université catholique de Lyon. Il est consultant spécialisé dans plusieurs radios et télévisions et est l’auteur de deux ouvrages, La Cinquième République et Les Partis politiques, publiés en 2012 et 2014. Il qualifie le timbre algérien de riche, culturel, traduisant bien les évolutions historiques et politiques.

Il est un vecteur d’amitié et de fraternité. C’est lui qui est à l’origine des liens d’amitié en Algérie. Il est maire-adjoint de la ville de Givors en charge des relations internationales de 1983 à 2008. «J’ai mis en place un jumelage entre ma ville et la commune de Aïn Benian ( Alger) en 2000.» Un jumelage qui s’est concrétisé lorsqu’il était «en fonction, notamment par des rencontres sportives», nous confie M. Thevenon.

En 2003, il a, dans le cadre de l’Année de l’Algérie en France, exposé sa collection de timbres d’Algérie à Givors et à Décines-Charpieu, deux villes de la région lyonnaise. Le consul général d’Algérie à Lyon avait inauguré l’exposition givordine au printemps 2003. Le Lyonnais Thevenon, passionné de la philatélie algérienne, a médiatisé, il y a deux semaines dans le journal Le Progrès, les 70 ans du timbre La Marianne d’Alger.

A cette occasion, la Poste française a célébré cet anniversaire en émettant une feuille spéciale de l’actuelle jolie Marianne choisie en 2013 surchargée «Marianne 1944-2014», comme l’a fait remarquer M. Thevenon. Il a évoqué son voyage à Alger après une longue absence.  «J’ai retrouvé la capitale algérienne avec beaucoup d’émotion.

Je connais l’histoire courageuse de l’Algérie et de son peuple.  Me promener dans les rues d’Alger faisait naître chez moi un sentiment étrange : je n’étais pas chez moi. J’étais sur le sol d’un pays souverain. Mais tout me paraissait familier, l’hospitalité, la gentillesse et la cordialité étaient toujours au rendez-vous. Plus que jamais, je crois à la culture de la paix, à la rencontre des cultures entre les deux rives de la Méditerranée, au dépassement des clichés et à la fraternité. J’essaierai d’y consacrer mon énergie, en tant que simple citoyen», avoue Gilles Thevenon.

Chafik Boukabes

El Watan



17/12/2014
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