CHAOUKI-LI-QACENTINA

CHAOUKI-LI-QACENTINA

(emission 04/1993) TRADITIONS ET HÉRITAGE

Emission

04/1993

CARACTERISTIQUES

Dessinateur: KRIM  KAMARDINE

Valeur faciale: 2,00 – 5,60 et 8,60  DA

Format: 25mm x 35mm 

Dentelure: 14

Imprimeur: Imprimerie de la Banque d'Algérie.

Procédé d'impression: Offset

Document philatélique: Une enveloppe 1er jour illustrée à 1,00 DA affranchie à 17,20 DA avec oblitération 1er jour.

Vente 1er jour: Les Mercredi 19 et Jeudi 20 Mai 1993 dans les Recettes Principales des postes D'ADRAR-ECH-CHELIFF- LAGHOUAT-OUM EL BOUAGHI-BATNA -BEJAIA-BISKRA-BECHAR-BLIDA-BOUIRA-TAMANRASSET- TEBESSA - TLEMCEN- TIARET- TIZI-OUZOU-ALGER-DJELFA-JIJEL-SETIF-SAIDA -SKIKDA-SIDI BEL ABBES-ANNABA-GUELMA-CONSTANTINE-MEDEA -MOSTAGANEM-M'SILA-MASCARA-OUARGLA ET ORAN.

Vente générale: Le Samedi 22 Mai 1993 dans tous les bureaux de poste.

N° Y&T: 1044-1045-1046

N° AP : 721-722-723

 

 

 

 

 

TRADITIONS ET HÉRITAGE

Parmi le vaste champ des traditions léguées par l’histoire et le temps à la société algérienne, les moyens et procédés de travail sont partie intégrante de l’héritage qui n’a pas cessé d’être transmis de génération en génération.

A fin de répondre aux besoins de l’homme et de la collectivité, toute une gamme de machines et de techniques traditionnelles fut mise en œuvre en fonction des biens et des services indispensables à l’évolution de la vie économique et sociale à travers les âges.

Qu’il s’agisse de besoins domestiques, sociaux ou culturels, les hommes ont dû déployer des trésors d’ingéniosité pour améliorer l’exploitation et l’élargissement des ressources naturelles dont ils disposaient, et ce, en rapport étroit avec les connaissances scientifiques de l’époque.

C’est ainsi que le premier besoin vital de l’homme, à savoir l’alimentation, a généré des équipements, des outils et des méthodes qui ont une forme et une utilité aussi diverses que multiples.

Aussi, depuis les temps reculés, l’homme, en particulier en Algérie, une contrée connue pour ses traditions céréalières, a dû produire et conserver le grain indispensable à sa consommation de farine et de pain et à celle de son cheptel.

C’est pourquoi la meule à grains, composée de deux disques en pierre avec une ouverture centrale par laquelle on verse le grain à moudre et une poignée latérale, existe encore dans les régions et villages d’Algérie. Cette technique traditionnelle pour moudre le blé et séparer ensuite la farine et le son aura été la première utilisée avant l’avènement des moulins.

Mais une fois passée la période des moissons, moudre le grain reste un travail quotidien en fonction des besoins de l’homme qui a ressenti la nécessité de conserver, de stocker et de protéger les précieuses céréales, fruit de son travail, de la déperdition des intempéries et des menaces de tout ordre.

Pour l’usage collectif, il a bâti en hauteur ou sous terre des silos à grains dont l’architecture, l’agencement et la localisation répondent autant aux nécessités fonctionnelles de la vie quotidienne qu’aux  impératifs de protection et de conservation des céréales pour des durées allant jusqu’aux prochaines moissons.

Pour l’usage quotidien, les jarres à ouvertures multiples sont répandues dans nos régions et permettent de conserver des quantités de grain conformes à une gestion rationnelle des ressources familiales.

En hauteur ou sous terre, ces silos existent encore dans notre pays pour des besoins bien limités toutefois. Autre culture traditionnelle en Algérie, l’olivier. Il a lui aussi induit des outils et techniques de travail autant pour conserver l’olive entant que fruit après traitement que pour l’utiliser comme matière première pour la production d’huile dont les usages étaient et restent encore bien ancrés dans les traditions sociales du pays. Ce n’est donc pas un hasard si le pressoir à huile, constitué de pièces en bois et d’utilisation collective, essaime encore à travers les régions et villages où l’olivier reste une ressource appréciable pour les hommes. La presse des olives donne souvent lieu à des fêtes illustrant la solidarité entre l’ensemble de la communauté au sein du monde rural.

P.T.T

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA

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16/03/2013
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