CHAOUKI-LI-QACENTINA

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(emission 04/2007) RESISTANCE DE CHEIKH MOHAMED AMEZIANE BELHADDAD 1871

Emission

04/2007

CARACTERISTIQUE

Dessin : SID AHMED BENTOUNES

Valeur faciale: 15,00 DA

 Format : 30mm x 40mm

Dentelure: 14

Imprimeur : Imprimerie Officielle

Procédé d'impression : Offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour 7,00 DA affranchie 22,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour : Les Dimanche 08 et Lundi 09 Avril 2007 dans les 48 Recettes Principales des postes situées au chef lieu de wilaya et les recettes principales d'Alger 1er novembre, Hussein-dey, Ben-aknoun, Chéraga et Rouïba.

Vente générale : Le Mardi 10 Avril 2007 dans tous les bureaux de poste.

N° Y&T : 1462

N° AP :



RESISTANCE DE CHEIKH MOHAMED AMEZIANE BELHADDAD 1871

Cheikh Mohamed Ameziane Belhaddad est né au village de Seddouk Oufella, dans la wilaya de Bejaia, aux environs de 1790.

Découvrant en lui les signes d'une grande personnalité, son père s'occupa de son éducation et veilla à parfaire son instruction. Après l'acquisition des premières connaissances à l'école coranique fondée par son père, il décida de continuer sa formation hors de son village natal.

A la zaouïa du Cheikh Rabie Belmihoub au village Imoula (dans l'actuelle daïra de Seddouk), qui avait une renommée scientifique et religieuse, il se distingua par son intelligence, sa soif de savoir et ses grandes capacités d'assimilation. Il dût rejoindre la zaouïa de cheikh Aârab, (située à Larbaa Nath Irathen, wilaya de Tizi Ouzou) considérée comme un centre de rayonnement scientifique et religieux.où furent formés de nombreux savants, pour compléter son instruction. Puis il intégra la zaouïa desGhechtoulaaux Ait Smail (Boghni, wilaya de Tizi Ouzou), qui fut fondée par Cheikh M'hamed Ben Abderrahmane, initiateur de la Tariqa Errahmania. Dans cette zaouïa, Mohamed Ameziane Belhaddad se consacra à l'étude du soufisme et des principes de la Tariqa sous les auspices de Cheikh Ali Benaissa successeur du fondateur de la zaouïa, qui fut impressionné par l'assiduité et par les capacités d'assimilation de cet étudiant devenu lui-même par la suite Moqadam (directeur) de la Tariqa Errahmania. Revenu à Seddouk, il fut choisi par la population pour être imam et enseignant de la mosquée. En 1857, il devint Khalife, Cheikh suprême de la Tarîqa Errahmania.

La zaouïa de Cheikh Belhaddad est devenue un centre de rayonnement et la destination privilégiée des populations démunies. A travers cette confrérie dont il était devenu la figure de proue, le Cheikh prit en charge les maux sociaux engendrés par le fléau colonial, telles l'Ignorance, les maladies et la pauvreté, et parvient à asseoir son autorité morale sur la population. Son destin finira par rencontrer celui de Mohamed El Mokrani. Des contacts secrets furent établis entre les deux chefs charismatiques dès janvier 1871. Cheikh Belhaddad et Mohamed el Mokrani se rejoignirent solennellement dans leur combat contre l'armée française. Avec une grande émotion religieuse et patriotique, Cheikh 8elhaddad dira que seule la résistance permettra au peuple algérien de recouvrer sa dignité.ll chargea ses fils d'inviter tous les « Moqadam » des zaouïas à conférer avec lui et mena des consultations élargies aux notables.

Le 8 avril de l'année 1871, il se rend au marché de Seddouk où une immense foule l'attendait. A la fin d'un discours où il a longuement évoqué la noblesse du combat qui attend ses compatriotes, il lancera cette phrase devenue célèbre : « Avec la volonté de Dieu, nous jetterons les colons à la mer comme je jette ma canne par terre ». Il jeta sa canne devant un auditoire déjà acquis à la guerre sainte.

Cheikh Belhaddad leva une armée estimée à 300 000 hommes et confia le commandement des troupes à ses deux fils qui combattirent avec acharnement les forces d'occupation.

Le 13 Juillet 1871, à Seddouk,Cheikh Mohamed Ameziane Belhaddad fut mis en résidence surveillée par l'administration coloniale et conduit le 18 Juillet de la même année à Bordj Moussa (actuel musée de Bejaia), puis au tribunal de Constantine qui le condamna à cinq ans de prison. Il décéda le 29 Avril 1873 à la prison d'EI Koudiat (Constantine) à l'âge de 83 ans.

Bien qu'il ait émis, avec insistance, le vœu d'être enterré dans son village natal, il fut privé de cette dernière volonté. Cheikh Belhaddad fut enterré par la population locale et les adeptes de la

Tarîqa Errahmania au cimetière central de Constantine

Il reste l'un des principaux leaders des mouvements populaires qui ont marqué l'histoire de l'Algérie après l'occupation française en Algérie en 1830.

A.P

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA


11/11/2011
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