CHAOUKI-LI-QACENTINA

CHAOUKI-LI-QACENTINA

(emission 16/2001) RESISTANCE POPULAIRE

Emission

16/2001

CARACTERISTIQUES

Dessinateur: SID AHMED BENTOUNES

Valeur faciale: 5,00 x 2 DA

Format: 25mm x 35mm

Dentelure: 14

Imprimeur: Imprimerie de la Banque d'Algérie.

Procédé d'impression: Offset

Document philatélique: Une enveloppe 1er jour à 2,00 DA affranchie à 12.00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour: Les Jeudi 01 et Vendredi 02 Novembre 2001 dans les 48 Recettes Principales des postes D'ADRAR-ECH-CHELIFF- LAGHOUAT-OUM EL BOUAGHI-BATNA -BEJAIA-BISKRA-BECHAR-BLIDA-BOUIRA-TAMANRASSET- TEBESSA - TLEMCEN- TIARET- TIZI-OUZOU-ALGER-DJELFA-JIJEL-SETIF-SAIDA -SKIKDA-SIDI BEL ABBES-ANNABA-GUELMA-CONSTANTINE-MEDEA -MOSTAGANEM-M'SILA-MASCARA-OUARGLA ET ORAN.

Vente générale: Le Samedi 03 Novembre 2001 dans tous les bureaux de poste.

N° : 1299-1300

 

 

 

 

Résistance populaire

La Révolte de Cheikh El Mokrani (1871 - 1873)

El Mokrani fils d’El Khalifa El Hadj Ahmed El Mokrani a fait partie des forces d’Ahmed Bey. Après la mort de son père en 1853, il lui succéda dans le poste de Bach Agha.

Depuis sa nomination dans le poste de Bach Agha, Cheikh El Mokrani fut l’objet de beaucoup de pressions et a subi d’énormes problèmes crées par l’administration coloniale.

A la suite de la proclamation du décret du 24 Octobre 1870 portant suppression du régime militaire et son remplacement par un régime civil, Cheikh El Mokrani présenta sa démission du poste de Bach Agha, remit aux autorités françaises son salaire mensuel et rendit au ministère de la Guerre, son grade de Bach Agha. Représenté par le « Burnous »de la fonction Ce fait devait constituer la raison principale de l’organisation de la révolte de Cheikh el Mokrani.

Les autres causes principales qui ont conduit à la révolte Cheikh El Mokrani sont:

- La famine qui a dévasté la population algérienne entre 1867-1868 et qui a causé beaucoup de victimes sans que les autorités françaises présentent des aides aux sinistrés.

- Les actions de l’église, sous la conduite de Lavigerie, de christianiser les orphelins algériens exploitant la famine qui a touché la population .La suppression des bureaux arabes présidés par des officiers français.

- Le problème de la dette contractée en 1869 par Cheikh El Mokrani pour venir en aide aux sinistrés de la famine et aux agriculteurs algériens

- La proclamation de décret Crémieux en 1871 octroyant en masse la nationalité française aux juifs d’Algérie.

Le 16 Mars 1871, Cheikh El Mokrani commença son offensive vers Bordj Bou Arreridj avec une armée constituée de 7.000 cavaliers pour s’étendre à d’autres régions du territoire national. Cheikh El Mokrani poursuivra sa révolte jusqu’au 05 Mai 1871. Il fut mortellement blessé à Oued Souflat dans la région de Ain Bessam wilaya de Bouira et a été transporté en cachette vers la Qalaà de Beni Abbes et enterré dans le cimetière de ses ancêtres. La révolte s’est poursuivie après sa mort jusqu’à la fin janvier 1873, par son frère Boumezrag El Mokrani, déporté en 1874 en Nouvelle Calédonie.

La Révolte de Cheikh Bouamama (1881 - 1908)

Mohamed Ben Larbi Cheikh Bouamama est né en 1833 à Moghrar Tahtania dans la région d’El Bayadh. Bouamama apprit le Coran, la Sunna, la littérature et la langue arabe au milieu d’éminents savants et érudits de l’université « Kairaouane». Fonda sa Zaouia qui a rassemblé les Ouled Sidi Echeikh et dilué les divergences tribales pour un même idéal celui de la lutte contre le colonisateur. Il a même réussi à unifier les courants des confréries " Rahmania " et " Derkaouia ".

Concernant le volet militaire, Cheikh Bouamama avait fait de Moghrar Tahtania une base militaire et érigé 32 tours ceinturées d’une muraille ainsi qu’un cardan solaire pour réguler la garde. Il mit en place un atelier de fabrique d’arme, tels que les mousquetons. Les populations des wilayas actuelles d’El Bayadh, Bechar, Naàma, des parties méridionales de celles de Saida, Sidi Bel Abbes et Tlemcen se mobilisent pour fournir le gros des contingents et assurer la logistique.

Son premier fait d’armes sera marqué par l’arrêt des travaux du chemin de fer près d’AinSefra, destiné à pourfendre la région pour faciliter l’accès à la zone. Le soulèvement fut d’une ampleur telle qu’il dépassa les régions de Frenda et Saida à l’ouest, Laghouat à l’est et Ménèa et Timmimoun au Sud.

Le soulèvement prit une tournure militaire avec les accrochages sur le terrain : 34 batailles furent menées dont 22 des plus farouches, durant les années 1881 à 1903. La bataille de Chellala, à 80 Km de Ain Defla, fut la plus meurtrière. Des bataillons entiers dirigés par le Général Ditri subirent d’importantes pertes.

Cheïkh Bouamama resta un grand révolutionnaire, résistant à toutes les pressions militaires et politiques et ce jusqu’à sa mort le 7 octobre 1908 à Ain Sidi Mellouk.

P.T.T

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA

 

 

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08/07/2012
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