CHAOUKI-LI-QACENTINA

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Note de lecture : Panorama des peintres de Constantine


Ville artistique par excellence depuis la nuit des temps, Constantine n’a jamais cessé d’inspirer les artistes et poètes pour lui déclamer un grand amour.

La ville du Vieux Rocher ensorcelle de par son architecture originale et son âme culturelle. Rien n’est plus beau pour raconter Constantine que de la peindre, de peindre ses us et coutumes et ses composantes socioculturelles. C’est le projet commun d’une dizaine d’artistes issus de la capitale de l’Est, des villes alentour et de tout artiste ayant vécu ou aimé la capitale du malouf. Ils ont exposé lors de la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 » un beau livre portant l’essentiel des œuvres exposées, et ce, pour immortaliser l’amour des peintres de Cirta pour leur terre. L’exposition « les peintres de Constantine », organisée au palais de la culture Mohamed-Laid-Al-Khalifa du 09 au 15 août 2015, a réuni d’anciens professeurs, de jeunes élèves diplômés des Beaux-arts, des artistes représentant la génération post-indépendance, et a permis à ces derniers, de tous les courants et de tous les horizons, de représenter un large éventail des facettes de la création, et n’ayant qu’un dénominateur commun, celui de comparer et jauger leurs œuvres par les regards du public. Après la préface d’Ammar Allouache, artiste plasticien et commissaire de l’exposition, on peut lire des introductions de la peinture constantinoise et son évolution qui s’est faite en deux phases. La première débute après l’indépendance, de 1962 à 1980. La seconde, depuis les années 1990 à nos jours. La première était caractérisée par l’influence européenne : classicisme, réalisme et impressionnisme. La seconde a été assurée par une nouvelle génération qui a trouvé du mal à s’imposer à cause de la stagnation de l’action culturelle pendant la décennie noire, le manque d’infrastructures et de moyens ainsi que l’absence d’un marché d’art plastique. Cela dit, des jeunes ont fait preuve d’un talent immense et d’un dévouement sempiternel à la ville de Constantine et à son patrimoine culturel matériel et immatériel. De nombreux artistes trouvent place dans cette immense exposition dont les illustrations font preuve d’un travail de qualité et d’un don pictural hors pair.

Entre abstraction lyrisme et univers céleste

On trouve Abdellaoui Mourad, Anouar Aboussalih, Bechiri Khodja spécialisée en peinture abstraite lyrique et cosmique, il réalisa plusieurs toiles de tendances réaliste-impressionniste de la ville de Constantine. Sihem Becila, Karima Beloucif, Kamel Benchemakh dont l’œuvre est empreinte de recherche plastique, et qui tend vers une tendance expressionisme-symbolisme, son répertoire d’études, riche en formes et couleurs, utilise des signes, les symboles et les lettres influencés par des valeurs culturelles populaires. Bendali Hacine Bouameur Chafika font sensation pour leur part, ainsi que Benmahmoud Farida, dont la peinture, d’une expression artistique personnelle, est très signifiante et reste marquée par la reconstitution du patrimoine culturel et folklorique. Bouanaka Mohamed Cherif et Boubakeur Fatima Zohra font parler leur pinceau pour l’amour d’une ville, alors que Bouchefra Messaoud, qui expose sa peinture très sensible, réaliste et impressionniste à la fois, son amour de la ville de Constantine avec sa lumière magique l’inspire à travailler spontanément sur le groupement de constructions locales, qu’il décrit à travers une symphonie harmonieusement colorée. On trouve également Boudra Hacene, Boulahbib Noureddine, Boulfoul Latifa, Boulekroune Mohamed, Chellal Rédha, Djema Amina, Filali Samia, Ghemired Mohamed Salah, Gourari Mohamed, Amina Guessoum, Moussa Guidoum, Zahia Hachache, Abdelouahab Haddad, Abdelkarim Harras, Kara Mohamed Mouloud, Rabah Lemloum, Mimia Lichani, Faiza Madi, Sofiane Mahiddine, Farid Merabet,  Fatiha Nacer, Omar Nacer, Azzedine Rahma, Samir Saadi, Yasmina Saadoun ainsi que Zahia Dahel, Hebrih Djanet qui émerveille avec son style impressionniste sensationnel, et le sujet figuré de son œuvre ; la Fantasia qui se fond dans la texture raffinée de taches colorées limitées aux gris, blanc et vert rompus par quelques accents de couleurs vives.

Par/Kader Bentounès

EL MOUDJAHID

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07/08/2017
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