CHAOUKI-LI-QACENTINA

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Une belle histoire sportive sur les timbres

Quand une équipe de foot fait la fierté d’une nation

Quand le football va, tout va. C’est désormais la règle d’or qui fait qu’une équipe de football soit la fierté de toute une nation en donnant cette joie folle à un peuple avide de faire la fête dans tous les stades du monde. Une règle désormais indiscutable parmi tous les spécialistes du ballon rond, mais aussi tous ceux qui analysent les phénomènes de société.

C’est le constat qui fait la une de l’actualité, où tout un peuple qui mène un combat pour la démocratie et l’Etat de droit depuis le 22 février retient son souffle pour son équipe fétiche de football qui réalise des exploits en Coupe d’Afrique en Egypte. Un véritable phénomène social, qui survient cinq ans après l’épopée de la Coupe du monde aun Brésil, quand les Verts avaient frôlé un exploit historique, avant de connaître une longue période de régression.

Si les Algériens sont toujours mobilisés pour les marches du vendredi, ils n’ont jamais lâché ce «rêve footballistique» de glaner un second trophée africain après celui de 1990. Une parfaite obsession qu’on retrouve même sur les timbres algériens, où le football domine l’histoire sportive dans le catalogue philatélique. Une belle histoire qui avait commencé en 1975, par une série de timbres dessinée par Sid Ahmed Bentounès, consacrée aux Jeux méditerranéens organisés à Alger.

Un événement qui sera clôturé en apothéose dans la soirée mémorable du 6 septembre 1975, veille du mois de Ramadhan, par une victoire historique de l’équipe nationale de football dirigée par Rachid Makhloufi contre l’équipe de France, par 3 buts à 2, en présence du défunt président Houari Boumediène. Une médaille d’or qui ouvrira les portes à une série d’événements faisant le bonheur des Algériens.

Trois ans plus tard, les Jeux africains, organisés à Alger, seront le sujet d’une magnifique série de cinq timbres réalisés par M. Aziz. Une compétition qui connaîtra une fin heureuse le 28 juillet 1978 dans une rencontre de football, où l’équipe nationale, dirigée par le même Rachid Makhloufi, est sortie victorieuse par 1 but à zéro contre cet éternel adversaire qu’est le Nigeria, grâce à Ali Bencheikh. La voie des consécrations restera ouverte avec la première qualification de l’Algérie pour un Mondial, aux dépens du même adversaire, le Nigeria, après un match mémorable gagné sur le score de 2 buts à 1 le 30 octobre 1981 à Constantine.

Le Mondial espagnol, marqué par l’exploit réalisé contre l’ogre allemand le 16 juin 1982 à Gijon, sera aussi le sujet d’une émission de deux timbres réalisés par Kamreddine Krim. Quatre ans plus tard, une nouvelle série de deux timbres du même Bentounes est venue célébrer la deuxième qualification de l’Algérie pour le Mondial mexicain, dont on ne garde que le beau souvenir d’une confrontation historique contre le Brésil perdue par 1 but à zéro le 6 juin 1986 à Guadalajara.

Si une troisième qualification au Mondial italien a été ratée in extremis, l’Algérie trouvera une consolation en gagnant son premier titre africain avec le défunt Abdelhamid Kermali dans une Coupe d’Afrique qu’elle a organisée il y a 29 ans, en remportant une finale explosive contre le Nigeria le 16 mars 1990 sur un but de Cherif Oudjani. Un événement qui restera aussi marqué dans un timbre de Bentounes, à l’époque où la compétition ne réunissait que huit équipes.

Des souvenirs qui rappellent ces moments de bonheur et de joie vécus il y a 29 ans, et que la majorité des supporters algériens de nos jours n’ont pas connus. L’Algérie connaîtra malheureusement une longue traversée du désert après cette consécration, même si elle verra l’arrivée d’une génération douée de joueurs qui n’auront pas la chance d’aller plus loin. On citera, entre autres, l’actuel entraîneur des Verts, Djamel Belmadi, qui avait fait un parcours honorable avec les Verts.

Mais il est dit qu’une autre génération fera exploser la joie des Algériens en 2010 en se qualifiant au Mondial sud-africain, après l’épopée d’Oum Dorman, au Soudan, dans un match barrage contre l’Egypte, au mois de novembre 2009, dont les séquelles sont encore dans les esprits. Une belle qualification qui sera mémorisée sur deux timbres inédits de l’inévitable Bentounes, qui a eu l’ingénieuse idée de représenter pour la première fois les emblèmes nationaux, avec un joueur de football en tenue et le trophée de la Coupe du monde.

La belle histoire de la participation de l’Algérie à la coupe de monde sera de retour en 2014 au Brésil, sur deux timbres dessinés pour la première fois par une artiste femme, qui n’est autre que Djazia Cherrih. Si l’Algérie a raté le Mondial russe après des années d’errance, son équipe de football retrouvera la joie de jouer et la rage de vaincre lors de la Coupe d’Afrique des nations organisée en 2019 par l’Egypte.

Un événement porté sur un timbre de Zakaria Morsli et qui semble sourire aux Verts, mais aussi au peuple algérien, qui continue de nourrir un beau rêve par ces moments historiques du mouvement du 22 février. On espère que ce sera un porte-bonheur et un début d’une nouvelle ère.

Par/ S. ARSLAN 

Le 18 JUILLET 2019

El Watan

 



26/07/2019
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