CHAOUKI-LI-QACENTINA

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(emission 15/2007) RÉSISTANCE D'AHMED BEY 1836-1848

Emission

15/2007

CRACTERISTIQUE

Dessin : SID AHMED BENTOUNES

Valeur faciale : 15,00 DA

 Format : 29mm x 43mm

 Dentelure : 14

Imprimeur : Imprimerie de la Banque d'Algérie.

 Procédé d'impression : Offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA affranchie 22,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour : Mercredi 07 et Jeudi 08 Novembre 2007 dans les 48 Recettes Principales des postes situées aux chefs lieux de wilaya et les Recettes Principales d'Alger 1er novembre, Hussein Dey, Chéraga, Ben Aknoun et Rouïba.

Vente générale : Samedi le 10 Novembre 2007 dans tous les bureaux de poste.

N° Y&T : 1484

N° AP :          



        

RÉSISTANCE D'AHMED BEY 1836-1848

Né à Constantine vers 1784, El Hadj Ahmed est le dernier Bey de Constantine et l'une des grandes figures de la résistance au colonialisme dans l'Est de l'Algérie, de 1836 à 1848. Son père, Mohamed Cherif occupait le poste de lieutenant (Khalifa) du Bey Hassan. Son grand père, Ahmed El Kolli, gouverna le beylik de l'Est pendant seize ans. Sa mère, El Hadja Chérifa est issue de la famille Ben Ghana connue dans la région de Biskra. Après la mort de son père, sa mère fut contrainte de s'enfuir avec lui de Constantine vers le Sahara. Ahmed Bey fut élevé chez ses oncles maternels où il reçut une éducation exemplaire: il apprit le coran, l'art équestre et s'entraîna aux arts de combat. Ahmed Bey occupa la fonction de Caïd du corps de garde des tribus des Herakta en 1809, et fut promu au poste de lieutenant (Khalifa) sous l'autorité du Bey Ahmed El Memlouk. En 1826, et sur intervention de l'Agha Yahia, Commandant de l'armée, Ahmed Bey fut désigné par le Dey Hussein comme Bey du beylik de l'Est. Lors de l'expédition française de 1830, il se trouvait à Alger et après Ici chute de la ville suite à la bataille de Staouéli le 19 Juin 1830, il rentra à Constantine. Cette dernière vivait, durant son mandat, une belle époque qui a duré jusqu'à 1837, date de sa chute. Une expédition contre Constantine sous le commandement du Maréchal Clauzel, regroupant 8700 hommes se préparait à partir de la base de Annaba le 8 Novembre 1836, elle campa ensuite à Guelma, d'où elle avançât pour arriver à Constantine le 21 novembre 1836. Les forces d'Ahmed Bey furent organisées de la manière suivante Une partie commandée par Benaissa Ali El Fergani et Mohamed Ben El Bedjaoui, chargée de la défense de la ville ; une deuxième partie commandée par Ahmed Bey, chargée de surveiller les lignes de communi¬cation de l'ennemi et c'attaquer son arrière garde. L'armée française entreprit deux assauts par le pont qui se brisèrent devant la porte d'El Kantara. Battant en retraite, poursuivis par les Algériens, les soldats français abandonnèrent sur le terrain armes, bagages et blessés. Après trois jours de combat, les 21, 22 et 23 Novembre, l'armée française se replia le 24 novembre 1836. Cependant, Ahmed Bey réussira à unifier les grandes et puissantes tribus de l'Est de l'Algérie. Il démontra ainsi ses compétences militaires et politiques. Dans le but d'effacer la cuisante défaite de ses forces, l'état major français décida de mener une deuxième expédition contre Constantine sous le commandement du comte de Damrémont en date du 1er Octobre 1837. Celui ci disposait d'un grand nombre d'hommes, dont 16000 combattants, d'une importante artillerie commandée par le Général Valée et d'un corps de génie. L'armée en question arriva à Constantine en date du 07 Octobre 1837. Dès la première confrontation entre les forces de l'occupant et l'armée d'Ahmed Bey, le comte de Damrémont, entre autres Commandants, fut blessé et remplacé par le général Volée. Après une résistance farouche, la ville de Constantine tomba le 13 Octobre 1837 en ayant subi un nombre important de pertes matérielles et humaines. Toutefois, Hadj Ahmed Bey n'abandonna pas sa lutte. Il sortit de la ville avec nombre de cavaliers, rassembla des tribus de la région et se dirigea vers les Aurès pour se rendre après à Batna à Menâa, à Biskra et à Ouled Derraj tout en incitant les populations à la lutte et au combat. En juin 1848, et après une longue période de résistance, Ahmed Bey se rend. Il fut assigné à résidence à Alger jusqu'à sa mort en 1850.

A.P

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA

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14/11/2011
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