CHAOUKI-LI-QACENTINA

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Grottes de Beni Add : Une merveille à 700 mètres sous terre


Un mystère incrusté à plus de 1200 mètres d’altitude, que les différents techniciens, géologues et anthropologues du monde entier n’ont pu percer…

Selon Saïd Kazi, le responsable du Parc national de Tlemcen, «ces grottes, découvertes par des Berbères, comportent une galerie de plusieurs salles bien aménagées et disposent d’un éclairage naturel suffisant. Le visiteur a tout le loisir de remarquer l’extrême élégance des dessins naturels, fruits des mélanges entre stalactites et stalagmites…».

Pour s’y rendre, il faut longer des routes tortueuses et des falaises surplombant une rivière, oued Mefrouch. Une configuration géographique exceptionnelle qui a inspiré les autorités locales à construire un barrage alimentant la ville de Tlemcen et les localités limitrophes, dans un premier temps, avant que l’Etat algérien ne décide d’alimenter cette population avec de l’eau de mer dessalée.

A l’intérieur, l’on est fasciné par des dessins représentant des endroits des cinq continents, comme la tour de Pise, en Italie, la statue de la Liberté aux Etats-Unis, ou encore l’orgue africain… Selon le guide, un véritable spécialiste de ces vestiges, «ces grottes, divisées en trois galeries menant à des salles, aboutissent à Ghar Boumaza (40 km plus loin), un système hydrologique souterrain qui constitue, selon des spécialistes, le plus grand réseau caverneux souterrain connu en Algérie».

Pendant la Guerre de Libération, selon notre source toujours, les moudjahidine utilisaient ces lieux comme refuge, avant que l’armée coloniale ne s’en rende compte et obstrue la faille par laquelle passaient les combattants. Cependant, cette richesse a été longtemps délaissée par la commune de Aïn Fezza (gérante des lieux).

Le tourisme en Algérie n’est pas le fort des responsables, une situation qui a permis aux agriculteurs de la région de stocker leurs produits, notamment la pomme de terre, les oignons et des fruits.

«La température s’y prête, c’était pour nous des chambres froides naturelles qu’on exploitait sans payer un centime à l’Etat», confesse un fellah.

Fermées pendant la décennie noire, elles ont été rouvertes au public en juillet 2006, après leur restauration.

Cependant, ces grottes — hormis leur beauté naturelle — n’ont pas été accompagnées par des infrastructures aux alentours, comme un hôtel, des restaurants ou encore des cafés, si l’on excepte les quelques échoppes sans charme qui enlaidissent les lieux plus qu’ils ne les mettent en valeur. Toujours est-il, ce que l’homme ignore, que la nature nous subjugue par ses secrets…

Par/ Chahredine Berriah

El Watan 31/07/2017



01/08/2018
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