CHAOUKI-LI-QACENTINA

CHAOUKI-LI-QACENTINA

UNE VILLE, UNE HISTOIRE : Constantine : Les traces de l'histoire antique

 

Constantine (en arabe : Qacentina) est une commune du nord-est de l'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Constantine. Comptant plus de 448 000 habitants, cette métropole est la troisième ville la plus peuplée du pays. Le Grand Constantine s'étale sur un rayon d'une quinzaine de kilomètres sous forme d'une agglomération comprenant une ville-mère et une série de satellites.

L'agglomération de Constantine comptait 823 682 habitants en 2008, dont seulement 54 % habitent dans la commune de Constantine. Constantine, l'une des plus anciennes cités du monde, est une ville importante dans l'histoire méditerranéenne. De son ancien nom Cirta, capitale de la Numidie, elle porte depuis 17 siècles le nom de l'empereur Constantin Ier qui la reconstruisit en 313. Constantine est également surnommée la « ville des ponts suspendus », « ville du vieux rocher », « Ville des oulémas », aussi « ville des aigles » ou bien « Ville du malouf », version constantinoise de la musique arabo-andalouse, elle est la capitale régionale de l'Est du pays. Constantine est la capitale de l’Est algérien, malgré la concurrence des villes de Sétif, Batna et surtout Annaba. Elle occupe une position géographique centrale dans cette région, étant une ville charnière entre le Tell et les Hautes plaines, au croisement des grands axes Nord-Sud (Skikda-Biskra) et Ouest-Est (Sétif-Annaba). Elle est également la métropole de l’Est du pays et la plus grande métropole intérieure du pays, elle assure des fonctions supérieures notamment culturelles et industrielles. Constantine se situe à 431 km à l'est de la capitale Alger, à 130 km à l'est de Sétif, à 119 km au nord de Batna, à 198 km au nord-est de Tébessa, à 146 km au sud de Jijel et respectivement à 89 km et à 156 km au sud-ouest de Skikda et d'Annaba. La ville s’étale sur un terrain caractérisé par une topographie très accidentée, marquée par une juxtaposition de plateaux, de collines, de dépressions et de ruptures brutales de pentes donnant ainsi un site hétérogène. Elle s'étend sur un plateau rocheux à 649 mètres d'altitude, coupé des régions qui l'entourent par des gorges profondes où coule l'oued Rhummel qui l'isole, à l'est et au nord, des djebels Ouahch et Sidi Mcid, dominant de 300 mètres, à l'ouest, le bassin d'El-Hamma. Le choix de cet emplacement est avant tout une stratégie de défense. Aux alentours, la région est dotée de terres fertiles. Le climat de la wilaya de Constantine est de type continental. Il enregistre une température variant entre 25 à 40° en été et de 0 à 12° en hiver. La moyenne pluviométrique varie de 500mm à 700mm par an. L'autoroute Est-Ouest algérienne traverse l’agglomération de Constantine au sud de la ville, à proximité de l’aéroport et de l’université Mentouri.

La ville possède une gare ferroviaire qui constitue en outre un nœud ferroviaire important reliant les principales villes de l’est algérien. Le réseau de transport urbain de Constantine est assez dense et en voie de consolidation et de modernisation. Il existe 2 types de transport en commun par bus dans l'agglomération : le transport public, géré par L'Entreprise de Transport de Constantine (ETC), disposant des bus modernes et assurant un service plus ponctuel, et un dense réseau de bus privés, aux bus plus anciens et polluants et sans horaires fixes. Un premier tronçon de 8.9 kilomètres comprenant 10 stations entre le stade Ben-Abdelmalek-Ramdane (centre-ville) et la cité Zouaghi (sud-est de l'agglomération) a été mis en service le 4 juillet 2013. À raison d’une fréquentation estimée à 70 000 usagers quotidiens, ce nouveau mode de transport fonctionne tous les jours de 5 h du matin à 23 h, avec une fréquence de trois minutes en heure de pointe et cinq minutes en heure creusent. Cette première ligne sera complétée par deux tronçons supplémentaires, réalisés en fourche depuis le terminus de Zouaghi. Il s'agit, d'une part, d'une branche de 2,7 km vers l'aéroport Mohamed Boudiaf et, d'autre part, d'un tronçon vers la nouvelle ville Ali Mendjeli.

Une gare multimodale s'étendant sur une superficie de 10 hectares est en cours de construction à Zouaghi. De par la topographie de la ville, le transport par cabines téléphériques représente une solution face à la saturation du réseau routier. Une première ligne d'une longueur totale de 2,3 km traverse les gorges de l'oued Rhummel pour relier la partie Est de la ville au niveau de la place Tatache Belkacem à la partie Ouest au niveau de la cité Emir Abdelkader, en passant par le CHU Ben Badis. Elle est fonctionnelle depuis 2010 et comprend 33 cabines détachables de 15 places chacune, permettant de relier les deux terminaux en 8 minutes et de transporter 2.400 personnes par heure.

Réflexion



21/10/2017
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