CHAOUKI-LI-QACENTINA

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ZONES HUMIDES D’AÏN TEMOUCHENT


L'autre gisement touristique d’Aïn Témouchent
Le département de Cherif Rahmani, ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, accorde une grande importance aux zones humides, non pas uniquement parce qu'elle sont constamment menacées, sous l'effet des aléas multiples et de l'action de l'homme, mais parce qu'elles constituent, manifestement, des gisements de promotion d'un tourisme de qualité que les écologistes, les ONG, les scientifiques et les universitaires peuvent s'inscrire dans la dynamique de sa mise en œuvre, d'une manière effective. Ce qui donne du crédit, à ce que l'on vient de dire, est le thème référentiel retenu par le Comité international des zones humides et l'Unesco pour la célébration de la Journée mondiale des zones humides, du 2 février prochain. La thématique de cette année : «Le Tourisme dans les zones humides, une expérience unique», concorde parfaitement avec ce qu'envisage développer le MEAT, car comme l'a si bien souligné Ben Mansour, le directeur de wilaya de l'environnement, «l'Algérie a signé la Convention du 4 novembre 1983, portant identification des zones humides», une reconnaissance qui veut dire, aussi, prospection, préservation et protection de ces espaces naturels, en tant qu'entités distinctes et diversifiées en mesure de maintenir l'équilibre de l'écosystème. Déjà, il a été ciblé un chapelet de sites, répondant à la classification des zones humides, dans la wilaya d’Aïn Témouchent. Les plus remarquables sont la retenue inter saisonnière de Dzioua (capacité 13 millions de mètres cubes), les stations d'épuration (6 lagunes), El-Merdja (Hammam. Bou Hadjar), la Sebkha (étendue commune entre Témouchent et Oran) et plusieurs petits barrages et étangs. Pour l'heure, le programme tracé par la direction de wilaya chargée du secteur, est au stade de la mise en relation avec les espaces naturelles qui entre dans le cadre de la définition de la thématique arrêtée par l'Unesco. La manifestation qui aura pour cadre la salle de spectacle de la Maison de la culture cible un public avisé, entre autres, les ONG, les universitaires et les écoliers, invités, tous, à prendre part à une sortie pédagogique, mardi 31 janvier, à la basse Tafna, un fleuve qui a donné son nom à la «Mouâhada (traité) entre, d'une part, l'Émir Abdelkader et le général Bugeaud, d'autre part. Le plus important dans tout ça est de valoriser cette sortie par d'autres actions plus concrètes, qui durent dans le temps. La première chose à faire est de songer à la création du comité de wilaya des zones humides. Cette Chambre aura à sa charge de se consacrer au volet d'identification et de classification des espaces naturels, entrant dans le cadre de la définition des zones humides. Par ailleurs, il y a lieu d'accompagner cette tâche par des instruments règlementaires et des outils de travail permettant au comité des ZH d'initier des activités de loisir, de divertissement et artisanaux, des segments nécessaires pour le développement du tourisme.
Boualem Belhadri



30/01/2012
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