CHAOUKI-LI-QACENTINA

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(emission 03/1984) FONTAINES DU VIEIL ALGER

Emission

03/1984

CARACTERISTIQUES

Dessinateur: MOHAMED TEMAM

Valeur faciale: 0,50 – 0,80 et 2,40 DA

Format: 22,7mm x 33mm

Dentelure: 11 ½ x 11 ¾     

Imprimeur: Courvoisier.

Procédé d'impression: Héliogravure.

Document philatélique: Une enveloppe 1er jour illustrée à 1,00 DA affranchie à 4,70 DA avec oblitération illustrée 1er jour.

Vente 1er jour: Les Jeudi 22 et Vendredi 23 Mars 1984 dans les Recettes Principales des postes D'ADRAR-ECH-CHELIFF- LAGHOUAT-OUM EL BOUAGHI-BATNA -BEJAIA-BISKRA-BECHAR-BLIDA-BOUIRA-TAMANRASSET- TEBESSA - TLEMCEN- TIARET- TIZI-OUZOU-ALGER-DJELFA-JIJEL-SETIF-SAIDA -SKIKDA-SIDI BEL ABBES-ANNABA-GUELMA-CONSTANTINE-MEDEA -MOSTAGANEM-M'SILA-MASCARA-OUARGLA - ORAN.

Vente générale: Le Samedi 24 Mars 1984 dans tous les bureaux de poste.

N° Y&T: 809-810-811

N° AP : 480-481-482

 

 

FONTAINES DU VIEIL ALGER

Au début du XIXe siècle, Alger comptait quelque 150 fontaines publiques. Lieux de rencontres et d’animation populaire, ces fontaines  apportaient à la cité et à ses habitants une fraîcheur très appréciée  tout en permettant aux voyageurs de passage de se désaltérer. Nombre de fontaines ont aujourd’hui disparu du paysage familier d’El Djazaïr. Toutefois, les vestiges de ces points d’eau existent toujours et perpétuent le nom des donateurs qui les ont fait ériger comme autant de louanges à Dieu et d’œuvres de bienfaisance.  Tandis que les tombeaux s’ornent de stèles sculptées et que les  mosquées dressent leurs minarets altiers, les fontaines offrent, dans  une musique rafraîchissante, leurs eaux abondantes et claires aux  passants pour leurs ablutions rituelles avant la prière. 

Aménagées dans des niches murales, ces fontaines se composent  d’une petite vasque s’appuyant contre un panneau nu ou richement décoré soit de faïence, soit de sculptures qu’encadre élégamment un arc en relief.  Cet ensemble est quelquefois adossé au mur d’un édifice en se détachant nettement en avant. Il est alors couvert d’une plate-forme  ou d’une coupole. La vasque peut être abritée par une voûte portée  par deux ou quatre colonnettes. 

Toutes ces anciennes fontaines portent une inscription en marbre  célébrant à la fois sa fondation, son bienfaiteur, ainsi que des louanges  à Dieu. Si la louange est décernée sans réserve au puissant  monarque du jour, la dévotion ne perd pas ses droits. Ces épigraphies sont de véritables pièces d’art calligraphique. Leur  beauté s’exprime parfois par le charme d’une sculpture en relief ou  par l’emploi de plomb fondu et coulé dans des sillons formant les caractères du texte qui, en s’oxydant à l’air, prend une patine foncée  qui tranche avec la blancheur du marbre.

Tant pour l’historien que pour le chroniqueur, ces inscriptions sont  de précieux documents. 

Il en est ainsi de la fontaine Bologhine adossée au mur du cimetière européen où l’inscription arabe surmontant la fontaine continue de  rappeler au souvenir :

«L’homme puissant animé d’intentions  sincères en vue de bonnes actions et de nobles œuvres – que Dieu  vivifie ses projets en ce monde et dans sa dernière demeure–, le très  pieux seigneur Mustapha Pacha, gouverneur d’Alger, a ordonné la  construction de cette fontaine pour la pureté de son eau – Année  1219 (1804-1805 de l’ère chrétienne).»

  Téléchargement de la notice

P.T.T

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA

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27/11/2013
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