CHAOUKI-LI-QACENTINA

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(emission 07/1983) IBN KHALDOUN (1332-1406)

Emission

07/1983

CARACTERISTIQUES

Dessinateur: MOHAMED TEMMAM

Valeur faciale: 0,80 DA

Format: 25mm x 34,7mm

Dentelure: 11 ¼ x 11 ¾

Imprimeur: Courvoisier.

Procédé d'impression: Héliogravure.

Document philatélique: Une enveloppe 1er jour illustrée à 1,00 DA affranchie à 1,80 DA avec oblitération illustrée 1er jour.

Vente 1er jour: Les Jeudi 01 et Vendredi 02 Septembre 1983 dans les Recettes Principales des postes D'ADRAR-ECH-CHELIFF- LAGHOUAT-OUM EL BOUAGHI-BATNA -BEJAIA-BISKRA-BECHAR-BLIDA-BOUIRA-TAMANRASSET- TEBESSA - TLEMCEN- TIARET- TIZI-OUZOU-ALGER-DJELFA-JIJEL-SETIF-SAIDA -SKIKDA-SIDI BEL ABBES-ANNABA-GUELMA-CONSTANTINE-MEDEA -MOSTAGANEM-M'SILA-MASCARA-OUARGLA - ORAN.

Vente générale: Le Samedi 03 Septembre 1983 dans tous les bureaux de poste.

N° Y&T: 791

N° AP : 461

 

IBN KHALDOUN (1332-1406)

Bien qu’il fût un remarquable homme d’Etat de son temps,  Abderrahman Ibn Khaldoun ne dut son immortalité qu’à ses  magistrales œuvres d’historien et de philosophe qui le placent parmi  les plus grandes figures de la pensée universelle. 

Il naquit à Tunis, le 27 mai 1332, au sein d’une famille andalouse  d’origine sud-arabique, immigrée au Maghreb depuis plusieurs  générations et renommée par le nombre de ses membres qui  s’illustrèrent dans les domaines de la politique et des lettres. 

Ce milieu hautement cultivé et son excellente éducation allaient lui  permettre de manifester très tôt ses dons de penseur génial.  Pendant trois quarts de siècle, sa vie va se dérouler au rythme  tumultueux des événements de l’Occident musulman, celui des  Mérinides au Maroc, des Hafsides en Tunisie, des Zianides et des  Hammadites en Algérie, des Nasrides à Grenade et des Mamelouks  en Egypte convoitée par le conquérant mongol Timur Lang  (Tamerlan). 

Très jeune, Ibn Khaldoun embrassa une carrière politique  mouvementée au gré de son audience auprès des souverains, qui  va l’entraîner de l’une à l’autre des capitales du Maghreb. Mais  celle-ci n’interrompit nullement sa perpétuelle quête du savoir et  ne l’empêcha guère d’assouvir la précoce passion d’écrire qui  s’empara de lui dès sa dix-neuvième année où il acheva en 1351 un premier ouvrage traitant des fondements de la religion.  En 1375, las des intrigues à l’origine de ses pérégrinations à  travers le Maghreb, il se retira à quarante-cinq ans à Kalaât Bani  Salama, dans la localité de Taghzout, près de Tiaret, en Algérie, loin  du climat vicié des cours agitées par les complots et les cabales,  pour méditer et se consacrer, quatre années durant, à la rédaction  de sa célèbre Muqaddima (Les Prolégomènes). 

Ce discours sur l’histoire universelle qui est l’introduction de son  maître Livre des considérations sur l’histoire des Arabes, des Persans  et des Berbères (Kitab al ‘ibar fi tarikh al Arab wal Furs wal Barbar)  va faire de lui non seulement un historien capable de définir les  méthodes et les règles de sa science, mais aussi un précurseur de  la sociologie et un philosophe de l’histoire. 

Après ce bref intermède consacré à l’étude et à la recherche, Ibn  Khaldoun va, pour changer d’horizon, se rendre en Egypte où, à  cinquante ans, il entreprit cette fois une carrière d’enseignant et de  magistrat qui occupera le dernier quart de sa vie.

Devenu très vite  le plus proche conseiller et l’ami personnel du sultan mamelouk  Barquq, il participa activement à la vie politique et intellectuelle de  l’Egypte, tout en poursuivant ses activités d’écrivain.  Lors d’une mission diplomatique à Damas, il eut à négocier en 1401  le sort de la ville auprès du fameux Timur Lang qui lui témoigna de  grands égards en raison de ses qualités de politique consommé et  de son immense savoir. Ibn Khaldoun mourut au Caire le 17 mai 1406.

Sa tombe au cimetière des Soufis (mystiques musulmans),  près de Bab An Nasr, est, depuis, anonyme.  En disparaissant, cet homme aux dimensions multiples laissa  derrière lui une œuvre qui occupe à présent une place de choix dans  le patrimoine culturel universel.  L’appartenance de ce Maghrébin authentique concurremment  revendiquée par l’Algérie, qui fut le berceau de l’éclosion de son  génie, et d’autres pays n’empêche ni le Maghreb ni la nation arabe tout entière de s’enorgueillir à juste titre de ce grand penseur qui,  par l’incontestable influence de ses théories sur le développement et le progrès de plusieurs sciences nouvelles, fait honneur à la culture arabo-musulmane.

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P.T.T

Par : CHAOUKI-LI-QACENTINA

 

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15/01/2014
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